Et on se rencontre???

Suivez-moi sur Hellocoton
Retrouvez mowgouaille sur Hellocoton

lundi 30 juillet 2012

Rats des villes et rats des champs

J'ai participe sur Boniface, a un débat très intéressant. Le jeu était de lancer un mot et chacun réagissait a sa manière.

La, dans un discours courtois et toujours respectueux ce sont érigés les parisiennes et les provinciales (ok. J'exagere un poil mais quand même...).

Moi, difficile de me situer: je suis née a Paris mais je n'y ai jamais vecu, j'ai grandi dans le 93, je partais en vacances dans les coins reculés de l'Ain ou des hautes Pyrénées, découvrant la vie a la campagne. J'ai ensuite déménagé a Lyon puis à Besançon, avant de revenir dans le 93 puis dans ma campagne parisienne a 5 minutes de la province.

Si moi je ne me sens ni parisienne, ni provinciale, ni des villes, ni des champs, les autres ne tardent pas, eux à me coller une etiquette, a m'inventer des racines que je ne reconnais pas.

Quand j'etais en banlieue, fille de prof, j’étais "la bourge". Puis quand on est parti a Lyon j'étais "la parisienne". J'ai rejoins Besançon ou j'étais "la fille des villes", puis quand je suis revenue a Neully-Plaisance j'etais "la Lyonnaise". Et enfin, Ici a la campagne, je redeviens la citadine. Bref. Je ne rentre jamais dans les cases.

Finalement pas si grave mais c'etait autant de mot qui soulignait bien a quel point je ne venais pas d'ici, a quel point nous étions différents, a quel point j'etais a part...

Alors quand j'entends a la radio, Jeremy Michalak dire "mais qu'est-ce que tu vas foutre a Besançon?", j'ai envie de lui clouer les fesses sur les bancs qui longe le bras du doubs, qu'il apprenne la gentillesse des gens, qu'il observe la douceur de vivre et apprenne la contemplation que nulle autre ville ne t'offre.

Mais quand des inconnues me disent "ah... T'es de Paris". J'ai envie de les emmener manger un chèvre chaud a "l’été en pente douce", un petit restaurant cache sur les hauteurs de Montmarte, l'emmener au jardin du Luxembourg ou au parc Montsouris, visiter le Musée d'Orsay et filer manger une glace Bertillon sur les bords de Seine.

J'ai cette richesse d'etre de nulle part et je tiens a rester sans ces étiquettes. Je connais aussi bien le traiteur Italien de la rue Battant, que le japonais de la rue couverte, ou encore le rond de serviette de la rue des marroniers. J'aime manger a l'ozaka sushis, ou à l'Indien au Kashmire, me promener a la croix rousse ou voir un film a Cordelier. Je suis une adepte du metro parisien qui pue et j'idolatre la ficelle à Lyon. Je me damnerais pour une journée a Balnea ou une descente aux flambaux aux plans d'Hotonne.

Mes racines ne sont pas inscrites dans Paris parce que j'y suis née. Mes racines se sont mes parents. C'est la polenta de mon grand-père et la fondue savoyarde mangee debout par ma grand-mere. C'est le foie gras de mon pépé et les bijoux de ma mémé.

C'est pour ça que province ou Paris ne veut rien dire pour moi. Parce que comme beaucoup de monde je suis faite de mélange et d'histoires d'amour. Et je ne connais pas de parisien ni de provinciaux. Je connais juste des gens que j'aime. Peu importe d'ou ils viennent...

Et voici un petit pavé pour la mère Cane

15 commentaires:

  1. génial ton article ! ça retrace bien ce dont on a parlé et par contre je pense que le fait de bouger ouvre aussi l'esprit et permet de mettre moins d'étiquettes ou des toutes petites...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. En fait, tu te rend compte que les gens ne snt pas si différents mais ont surtout TOUS des pré-jugés, sur celui qui ne vit pas chez eux... Je suis aller en Creuse et alors que je pensais rencontrer des "bouseux", j'y ai rencontrer des gens formidables!!! Du coup tu te dis que bon, on a quand même des pré-jugés...

      Supprimer
  2. J'adore ton pavé! C'est tellement vrai!

    RépondreSupprimer
  3. Je dois vraiment avoir une sensibilité de poisson rouge parce que tu vois les post guimauve sur les sweet table et autres annivs mimi ça me touche pas mais ton billet là il m'a fait pleurer! Je ne sais même pas pourquoi! Foutues hormones!!!!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui, on va mettre le point sur les hormones même si je pense que la conversation de cet après midi y ait surement pour quelque chose

      Supprimer
  4. Alors je vais te provoquer un peu, si je te dis "T'es de Paris", tu m'y emmènes? (par contre j'aime pas le chèvre, mais je suis sûre que t'as d'autres adresses)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. OUI!!!! Si tu le vois comme ça!!!! Dans ce resto, y a pleins de trucs super bons alors pas de soucis. Et puis si t'aimes les sushis j'ai une super adresse... Tu viens quand?

      Supprimer
    2. Tu me tentes là... Sans déc, va falloir qu'on se fasse ça un de ces 4!

      Supprimer
  5. Rat des villes et rat des champs, oui je me reconnais dans cette idée qu'il n'est pas nécessaire de se ranger dans une case pour être de quelque part. Sentir le regard des autres essayer de me délimiter en un lieu m'horripile. La traditionnelle question entre deux petits fours "Tu es d'où" suivie de "qu'est ce que tu fais dans la vie?". L'envie de faire demi-tour ou de dire "assieds toi on en a pour un moment!" Je crois fondamentalement au choix et à l'envie. Je me sens chez moi là où se trouvent ceux à qui je tiens. Je pose mes fesses là où je me sens bien. Non pas sans attaches mais 'multi-ports'.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. J'aime bien l'idée de multi-port... Oui c'est ça je suis multi-port!!!!

      Supprimer
  6. Très beau pavé. Je n'ai pas le même problème que toi ville/campagne mais je me trouve toujours fort dépourvue quand on me demande d'où je viens : que répondre ? Là où je suis née ? Là où mes parents se sont installés il y a plus de 20 ans ? Là où je vais en vacances depuis 31 ans (région d'origine d'une partie de mes grands parents) ? Ma ville de cœur ? Et tant d'autres endroits encore et encore ...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est tout le problème d'avoir vadrouiller mais comme je dis, pour moi c'est une chance!!! Au fait désolée pour les fautes ;)

      Supprimer
    2. Tu sais bien que je te les pardonne ;-)

      Supprimer
  7. et quand tes racines font de toi un "melting-pot de races", je te raconte pas les questions. Née d'une maman guadeloupéenne (qui avait elle-même un papa indiens marié à une antillaise) qui a "fauté" avec un lorrain, cela donne une métisse aux yeux clairs avec une peau légèrement couleur "café" comme dit Gainsbourg née à Bordeaux.... est passée en Guadeloupe (8 ans)... Nantes.... Paris..... Val-de Marne... Vaucluse...... et pour finir re Val-de-Marne... Alors quand les gends me disent "t'es de la Réunion ?"... je réponds oui, c'est plus simple. Mais partout j'ai rencontré des gens sympas (parfois des C...) mais j'ai aimé chaque région, chaque coin de France... Alors, j'adore ton post.. comme d'hab, tu trouves les mots justes....

    RépondreSupprimer
  8. C'est beau ton billet.
    Et c'est une personne qui se revendique d'une certaine origine qui te le dis ! ;-)
    Je pense que c'est toi qui a raison, j'aimerais pouvoir avoir ton état d'esprit, ta façon de voir les choses et surtout ses origines.
    Mais les miennes sont peut être trop liées à un lieu (famille, amis, souvenirs) et du coup j'ai du mal à ne pas me revendiquer d'un lieu de province.

    RépondreSupprimer

Pleins de petit mots Jito!