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vendredi 23 novembre 2012

J'ai testé, regarder la fée clochette avec ma fille

Bon, soyons claire, la crevette a trois ans. 

Trois ans que nous la tenons plus ou moins loin des écrans de télévisions, trois ans que nous tentons de résister à la tentation Disney et autre dreamworks, mais la grande enfant qui loge en moi a eu raison de ma raison. Oui devant cette pluie et cette fausse maladie, il fallait trouver un subterfuge et ce fut la Fée Clochette 1.

J'avoue je n'ai retenu de Peter Pan que la superbe et trop courte attraction d'Eurodisney et encore faut que tu sois du bon coté. Moi le Capitaine Crochet me fait peur, Wendy est une crâneuse, Peter Pan  un capricieux et la fée clochette une salope.

Alors tout un film sur la fée clochette autant dire que j'étais autant motivée que de diner avec Christophe Maé et Elton John réunis qui se proposerait à tour de rôle à me faire un concert gratuit pendant que je mangerais avec l'autre (oui j'ai des cauchemars pas communs).

Donc me voilà devant mon film Et Eloïse faisait déjà cette tête là...


J'ai compris que j'étais perdue. Bon alors je me suis installée à coté d'elle, mon moi de quatre ans réclamant la suite de l'histoire...

Et en fait j'ai plutôt accroché (oui mon moi de quatre ans a un fort pouvoir de persuasion). D'abord parce que c'est joli... La fée clochette qui nait de ce rire d'enfant, puis qui découvre le monde accompagnée par les autres, c'est un peu la vie de ma fille en ce moment, avec l'école tout ça...

Et puis y a pas de méchant. Ça parle juste de l'apprentissage de la fée clochette, de sa découverte au monde et de ses dons... Et c'est vraiment chouette.

Bon ok, depuis Éloïse ne jure que par la fée clochette, moins nunuche que les princesses disney et un poil garçon manqué que je retrouve chez ma fille, mais quand même très féminine avec sa petite robe verte et ses pompons...

Voilà. Je trouve que la fée clochette c'est un film, fait pour être un premier film pour les petits, le format est bien, pas trop long, pas trop court, l'histoire simple parle aussi d'eux... Et même si vous n'avez pas aimé Peter Pan, on retrouve le caractère bien trempée de la fée clochette mais elle est finalement bien plus attachante qu'avec Wendy et sa clique (remarque face à Wendy pas sure que j'aurais garder mon calme moi non plus...)

Bref, un jolie film à voir pour les week-end pluvieux avec les petits, et les plus grands... Promis avec les 3 ans ça marche...



vendredi 29 juin 2012

La part des anges

Il y avait longtemps que je n'étais pas aller au cinéma. Alors quand ma voisine m'a proposé d'aller voir le dernier Ken Loach, je n'ai pas hésité une seconde. D'abord parce que je suis une inconditionnelle de ses films. Ensuite parce que ça fait une éternité que je n'ai pas vu un film intelligent.

Et je ne regrette pas.

Ce film m'a touché en plein coeur

Au delà de l'histoire, du coté sociale qu'aime aborder Ken Loach, ce film parle de mon travail, de mes rencontres professionnel, de mon engagement.

Ce film en quelques couple d'heures, a expliquer tout l'intérêt de mon métier, l'engagement et la lubie de notre travail. Je me reconnais parfaitement dans le personnage d'Henry, prenant des risques, allant jusqu'à traverser les routes qui le mettent dans l'illégalité mais qui change juste la vision de lui-même d'une seule personne par une parole: "non tu n'es pas ce que les autres veulent que tu sois".

Et juste en étant le petit ressort qui permet de faire le grand saut, en ne l'abandonnant pas malgré les faille, les blessures, les recules, il lui permet d'aller très loin...

 Ce film raconte bien mieux que moi mon travail et mon engagement. Il raconte que c'est un travail d'équipe, que l'éducateur n'est pas un héros, qu'il a des failles et qu'il est imparfait. Il raconte nos lâcheté, mais notre détermination et nos croyances. Mais aussi que c'est un travail avec l'Autre, celui qui est en manque, en difficulté, avec ceui qui est bancal, et que, rien n'est possible si chaque partie n'est pas partante.

Il parle de la rédemption, du droit de regretter, des erreurs, du pouvoir de l'amour paternel, de l'amour tout court et l'engagement vis à vis de ses enfants.

J'ai pensé à Paul qui passait au tribunal en pleurant, parce qu'il se retrouvait face à la famille du jeune qu'il avait tuer en voiture, j'ai penser à cet homme que j'ai eu cet après midi qui n'avait plus de logement cet qui s'accrochait à moi, cet inconnue au bout du fil qui lui donnait des filons pour s'en sortir, j'ai penser à Aurélie, à Toufik, à Kévin, à Mirez, ... J'ai penser à tous ces gens qui s'en sont sortie ou non, mais que j'ai croisé dans ma vie professionnelle et qui on donné un sens à mon engagement.

Ce sont mes petits cailloux qui me rappelle chaque jour le chemin vers mon engagement  quand les commandes institutionnelles sont trop lourdes. 

Ce film c'est un gros cailloux sur ma route, un arbre qui a une forme particulière, un bruit d'eau sur le bas coté, qui me rappellera quand je serais perdue que je ne me trompe pas de chemin. Que c'est là que se situe la bonne voie. Peu importe ce qu'en pense les institutions. Elles ne peuvent malheureusement ne plus comprendre ça...


jeudi 8 mars 2012

Un heureux événement

Jour de vacances. Je traine un peu sur le net, puis je tombe sur ce film.

J'hésite.

Je suis en train de lire la version papier alors, j'ai un peu peur de la surprise.  Mais je me laisse entrainer.

Et là en 1h30, tout me saute aux yeux: vos histoires en pagailles, les miennes, les problèmes de couple, de sexes, les questionnements, les envies de prendre l'air après avoir voulu rester dans sa bulle avec son bébé. L'amour, la vie, se trouver en temps que maman, en temps que femme, en temps que mère. Mieux comprendre la sienne, mais aussi moins bien la comprendre.

Toutes ces histoires qui se contredissent et se recoupent sur nos blogs, nos pages facebook, nos mecs perdus face à notre désarroi, ce déchirement de l'intérieur que seule une femme ayant accouché peu comprendre... Ce décalage avec les autres, celles qui ne sont pas mamans, celles qui nous comprenaient tant avant et qui nous semble aujourd'hui si loin de nous.

L'impression d'être passé de fille à mère sans jamais passé par la case femme. Oublier ses désirs, ne plus les connaitres, ne plus les reconnaitres, et finalement devoir apprendre à se connaitre. Soi, seule, en passant par la solitude, l'isolement, la réflexion, l'acceptation de notre histoire.

Voilà donc pourquoi les hommes et les femmes ne seront jamais égaux. Parce que cette déchirure là existe, cette transformation, cette mutation là n'est pas anodine. On a toute je crois essayer de faire semblant que cette transformation n'existait pas. Mais elle est là, elle nous rattrape.

Cette amour là, bouleversant, bousculant, qui te repousse dans tes limites, dans tes choix, dans tes convictions les plus profondes, envoi tout balader à la seconde même où tu as compris qu'il existait. 




mercredi 2 novembre 2011

L'incroyable histoire de Winter le dauphin

Quand on m'a proposé de faire un billet sur ce film, j'ai d'abord pensé à déclinér  On a vu beaucoup de billet sur ce film et je n'étais pas sur d'avoir envie d'en parler ou d'avoir beaucoup de chose à dire dessus. Et puis je me suis décidé à aller le voir... Qu'est-ce que j'avais à perdre?




Et puis, moi, la cinéphile avertie, la spectatrice exigeante et difficile, je me suis laissé prendre au jeu de cette histoire... Et ce pour pleins de raisons... Mais d'abord laissez moi vous raconter l'histoire de ce film assez incroyable, il faut bien le dire puisqu'il est tiré d'une histoire vraie (et le dauphin joue son propre rôle!).

Donc c'est l'histoire de Winter. Jusque là vous avez suivie, n'est-ce pas, c'est écrit en gros sur l'affiche. C'est un dauphin et comme tout dauphin qui se respecte, il nage, et s'ébroue dans la mer, quand sa queue est prise au piège dans un panier à crabe.

Sauvée, in extrémiste, Winter, va perdre sa queue. Et si elle perd sa queue, alors elle ne pourra pas survivre.

Mais le petit garçon qui l'a découvert sur la rive, refuse de se laisser aller au pessimisme et décide de sauver sa nouvelle amie. Il va alors comprendre qu'une seule personne peut le sauver, un brillant prothésiste passionné, qu'il contactera et qui, acceptera de tenter le tout pour le tout: créer une prothèse pour ce dauphin.



En fait, avec Winter, je suis retombée en enfance. Vous savez quand vous venez avec plein de préjugés sur un film et qu'au bout de 5 minutes, vous êtes embarquées dans l'histoire et que vous oubliiez totalement que vous êtes dans une salle de cinéma... Je me suis revue enfant prise dans l'histoire de Blanche neige, et j'étais assez émue, je dois dire, de ressentir cette sensation de quiétude.

Et puis c'est un vrai film familiale dans le sens où chacun y trouve son compte. ce n'est pas seulement un film pleins de bons sentiments. C'est un film qui aborde la question du handicap, de l'engagement, de la fidélité... Des termes et des valeurs, parfois compliquées à expliquer à nos enfants et qui le fait intelligemment.


Moi qui prône la parole sur le handicap dès la petite enfance, alors là je remercie la Warner Bros compagnie d'aborder le sujet avec tant de simplicité et d'honnêteté!

Donc coup de bol! Le film est sortie aujourd'hui, le 2 novembre 2011, courrez y vite avec vos enfants (à partir de 5-6 ans). Il y a tout pour plaire aux filles (l'héroïne est un dauphin rappelons -le), les garçon (qui c'est le super héros qui sauve le dauphin hein?), les mamans (Harry Connick Jr et son sourire valent le détour),  et les papas ... Promis vous ne regretterez pas...

Vous êtes encore là? Vous hésitez encore? Courrez voir la bande annonce alors... c'est juste là!

Et en plus il y a Morgan Freeman... J'adoooooore...