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mardi 4 mars 2014

Le livre de la semaine

Avec un peu de retard, j'attaque la critique du très bon livre de Michel Bussi : Un avion sans elle. Attention, c'est à la fois un policier, une histoire d'amour, un livre à tiroir.... Il faut être bien concentré et disponible dans ce livre parce que tout le monde est soupçonnable...

Le 23 décembre 1980, un avion décolle de Turquie pour atterrir quelques heures plus tard sur le tarmac Parisien. Mais arrivé au dessus du Doubs, l'avion s'écrase sur le Mont Terrible et s'enflamme ne laissant aucun survivant. Aucun? Si. Un bébé de trois mois a été retrouvé près de l'avion, expulsé de la carcasse, et indemne. Un miracle.
 Mais lorsqu'on amène le bébé aux urgences pour l'osculter, deux familles, quatre grands parents, Un grand frère d'un coté et une grande sœur de l'autre la réclame. Les Carville veulent récupérer leur petite Lyse-Rose et les Vitral, leur petite Emilie. La famille Carville, riches industriels, engage alors un detective privé au drôle de nom: Crédule Grand-Duc. 
18 ans plus tard alors que Crédule Grand-Duc ne trouve aucune piste, à la veille du 30 septembre, il décide de mettre en scène son suicide, quand soudain un détail lui saute aux yeux et... la vérité aussi. Mais 3 jours plus tard le voici assassiné! Marc le grand-frère d’Émilie, abandonné par sa soeur, devra résoudre l'enquête s'il veut la sauver.... Mais est-ce vraiment Émilie???




Ce que j'ai aimé?
J'avais entendu des critiques assez bonne dans On va s'géner sur Europe1, alors quand le livre m'est tombé dans les mains, malgré les 600 pages, je me suis laissé tentée. On se laisse vite prendre par l'enquête pariant tour à tour sur Émilie, puis Lyse-Rose, puis on ne sait plus... Les surprises se succèdent au fil des pages! Bien écrit, bien ficelé, policier mais pas que... On se laisse emmener comme des gamins.... Et puis ça se passe entre Besançon, Dieppe et la région parisienne... Que des coins que je connais que trop bien... J'ai même travaillé dans les accueils de jour à Besançon, alors quand tu me parles des sdf du coin, j'ai juste l'impression de les connaitre....

Ce que je n'ai pas aimé... 
C'EST LONG!!!! Des descriptions qui n'ont pas vraiment d’intérêt, des actions du héros qui ne sont pas vraiment justifiées... Parfois j'ai eu envie de sauter des passages (sauf que certaines révélations s'y trouvent donc impossible). Le roman aurait pu faire 300 pages,  c'était parfait!!!!
Un extrait? 
- Monsieur Vitral, serai-t-il possible que je m'entretienne seul avec vous ?
Pierre Vitral hésita. Pas sa femme. La question, en fait, s'adressait à elle. Elle ne s'embrassa pas pour lui répondre :
- Non monsieur de Carville, cela ne va pas être possible.
Nicole Vitral tenait le jeune Marc dans ses bras. Elle ne le lâcha pas, le serrant plus fort encore. Elle continua :
- Même si je vais dans la cuisine, voyez-vous, monsieur de Carville, j'entendrai encore tout. C'est petit, chez nous. Même si je vais chez les voisins, j'entendrai encore tout. C'est comme ça. les murs ne sont pas épais. On ne peut pas avoir de secrets. C'est peut-être parce qu'on n'en veut pas, d'ailleurs, des secrets. Marc, dans ses bras, pleurnichait un peu. Elle s'installa sur une chaise pour l'asseoir sur ces genoux, pour signifier aussi qu'elle ne bougerait pas.
Léonce de Carville ne parut pas plus impressionné que cela par la tirade.
- Comme vous voulez, continua-t-il avec son sourire de tombola, je ne serai pas long. Ce que j'ai à vous proposer tient en quelques mots.

Une note?
  15/20
Appréciation générale?
Je ne suis pas fan des policiers. Mais là l'intrigue qui ne commence pas sur un meurtre, l'histoire qui se construit sous tes yeux et les doutes qui s'installent, j'ai adoré. C'est sur, qu'il ne faut pas être trop pressée et accepter les enieme description des paysages, personnages etc... Mais finalement tout a un sens (quoi que la prochaine fois que je veux visiter le Mont Terrible je crois que je n'ai plus besoin de guide tellement il est décrit et re-décrit)... Bref à lire pour les fans de suspens,  sur la BO du livre concocté juste pour vous... au fond de votre lit avec pop-corn et boisson à bulle....

Si vous n'êtes pas trop préssés, vous pouvez gagner ce livre en laissant un commentaire sur pourquoi, vous aimeriez le lire....

samedi 22 février 2014

Le livre de la semaine

Oh, oh oh mais c'est que ça un bout de temps que je ne vous ai pas livré un livre savoureux et tout pleins d'avis avec... Et puis le livre de la semaine va passer le samedi (plus simple pour moi d'écrire...). Allez je (re) commence par un best seller de cet année, mais que j'ai trouvé assez mérité en fait... Demain j'arrete de Gilles le Gardinier

Julie c'est une fille, comme moi quand je n'avais pas d'enfant: en quête de l'amour absolue qu'elle imagine chez le premier venu alors même qu'elle ne l'a jamais croisé. Julie cherche le prince charmant, le parfait, celui qui vous attend depuis des lustres, qui va vous faire trois enfants, un chien et une maison avant même que vous ne l'ayez pensé... et voilà qu'elle apprend qu'elle a un nouveau voisin qui vient s'installer juste au dessus de son appartement. Comble du hasard: tout le monde le trouve craquant, sauf elle... puisqu'elle doit être la seule à ne l'avoir jamais vu. Donc, ni une, ni deux, Julie va le guetter, le traquer, elle va tout savoir de lui avant même qu'ils ne se croisent. Mais la chance n'est pas avec elle... Mais ce n'est pas ce qui l'arrête. Un soir de ras le bol, Julie va se mettre en quête de découvrir ce qu'il y a dans la boîte au lettre du fameux voisin.... Et en glissant sa main dans la boîte au lettre pour découvrir ce prince charmant, elle va surtout découvrir les emmerdes. Et ça juste en coinçant sa main, et en se faisant prendre la main dans le sac (ou dans la boite) par le fameux voisin...





Ce que j'ai aimé?
Je n'étais pas très chaude à l'idée de lire ce livre. La couverture me faisait penser à un mauvais roman de fille, et je me méfie toujours des livres à ENORME succès. La pensée unique et "c'est vraiment génial", je trouve toujours ça suspect.  Et puis, j'ai lu que Gérard Collard avait bien aimé, et c'est un critique avec lequel je suis souvent assez d'accord. Du coup je me suis laissée tenter.
Et en faite, j'ai accroché. C'est drôle, bien écrit, et je dois dire qu'un mec qui écrit aussi bien sur les filles, m'épate. J'aurais pu faire beaucoup des bêtises de Julie. Du coup l'identification est facile, et on se laisse embarquer. Moins folle que Bridget Jones, mois carrieriste que Carrie Bradshaw, plus réaliste et sensible... On se laisse embarquer dans la folie de Julie. Ce n'est pas le livre du siècle, mais c'est bien écrit, drôle... Et j'aime bien les livres qui paraissent easy reading et qui finalement ne le sont pas tant que ça...

Ce que je n'ai pas aimé... 
Bah c'est justement un livre de fille... Je vois mal mon mec lire ça (et pourtant les gars si vous voulez savoir ce qu'il se passe dans la tête des filles c'est le livre idéal...) et c'est très girly... Du coup difficile de pouvoir le partager avec tous...

Un extrait? 
Vous avez déjà rencontré des gens qui font une fête pour leur divorce ? Moi, oui. D'habitude, ce sont plutôt les futurs mariés qui s'amusent. On les entend klaxonner le samedi quand ils roulent en cortège vers la mairie, on les croise la veille en bandes, dans les rues, habillés en clown ou quasi nus. À grand renfort de trompettes et de tambourins, ils exhibent aux badauds ternes leur joie d'enterrer leur vie de jeunes célibataires - parfois à plus de trente-cinq ans... Mais moins d'un an plus tard, quand les 19% des statistiques se séparent, plus personne ne lance de confettis. Eh bien, Jérôme, si. 


Une note?
  15/20
Appréciation générale?

C'est un livre léger et drôle. Facile et rapide à lire, il n'empêche qu'il reste un livre de qualité et qu'on trimbale partout... A lire donc si vous êtes dans une période où vous chercher des petites friandises plutôt qu'un restaurant  3 étoiles de la littérature. Et que même dans les friandises, vous chercher la qualité...

Si vous n'êtes pas trop préssés, vous pouvez gagner ce livre en laissant un commentaire sur pourquoi, vous aimeriez le lire....

mercredi 13 mars 2013

Le livre de la semaine


Oh, oh oh mais c'est que ça un bout de temps que je ne vous ai pas livré un livre savoureux et tout pleins d'avis avec... Et pour cause! C'est un pavé que je viens de finir, il m'a fallu presque un mois!!!
Aujourd'hui parlons de "La Couleur des Sentiments" de Kathryn Stockett

Skitter est une jeune femme blanche originaire d'Alabama à la fin des année 50. A la sortie de la faculté, elle retrouve sa mère qu'elle découvre malade, ses amis, mariées et enceinte pour la plupart. Mais elle ne retrouve pas Constantine, sa bonne aimée et adorée. Alors que sa meilleure amie Hilly veut mettre en place une loie obligeant les bonnes à avoir leurs propres toilettes dans les maisons qu'elles servent, Skitter se pose des questions sur la condition des noires, et leurs conditions de bonnes dans les maisons de bonne famille. Lui vient en tête alors un projet fou: écrire un livre avec elles, pour qu'elles témoignent de leurs vies.
 




Ce que j'ai aimé?
Le changement des personnages nous emporte. Et tout nous chamboule: les pensées d'Aibeleen qui vous fait réfléchir pendant des heures, l'amitié improbable qui se noue entre Minny et Miss Célia, l'histoire d'amour qui se fait et se défait...

Et puis le thème. Je ne suis pas américaine, chez moi les différences noirs/blancs n'ont jamais éxistées, ni même été évoqué. Même ma famille de droite, n'a jamais tenu de propos racistes en ma présence. Et pourtant, en lisant ce livre tu te sens coupable d'être blanche, de cette suprématie à la peau claire...

Et puis certains, mots, expressions, que l'on emploie aujourd'hui encore avec les femmes, les arabes, les SDF... Et tout te fait réfléchir sur ta propre position, ton propre discours...

Enfin, l'auteure montre que tout n'est pas si évident que cette injustice: qu'il a été difficile pour les bonnes aussi de quitter une place violente mais rassurante, des règles injustes mais connues pour un monde inconnue où leur place peut être encore plus angoissante...

Ce que je n'ai pas aimé... 
J'ai toujours du mal avec les livres qui parle à la place de l'autre. Je crois à la reelle culpabilité et à la parfaite honnêteté de l'auteure. Cependant, ayant été élevée parmi des blancs, avec des bonnes noires, difficile d'être parfaitement neutre... En écrivant à la place de Skitter et ses aprioris, elle soulage un peu cet aspects des choses, mais on reste quand même dans le romanesque.

Un extrait? 

Tous les après-midi on s'assoit dans le fauteuil à bascule, Baby Girl et moi, pour qu'elle fasse sa sieste. Je lui dis, tu es gentille, tu es intelligente, tu es importante. Mais elle grandit et je sais que bientôt, ces mots-là suffiront pas.
"Aibi ? Tu me lis une histoire ?" Je cherche dans le livre celle que je vais lire. Je peux pas lire une fois de plus Georges le petit Curieux parce qu'elle veut plus l'entendre. Pas plus que Chicken Little ou Madeline. Alors on se balance un moment dans notre fauteuil. Mae Mobley pose la tête sur mon uniforme. On regarde le pluie qui tombe dans un reste d'eau au fond de la piscine en plastique vert. Je dis une prière pour Myrlie Evers. J'aurais voulu pouvoir m'absenter pour assister aux funérailles. Je pense à son fils de dix ans. Quelqu'un m'a dit qu'il avait pleuré en silence du début à la fin. Je me balance et je prie, je suis affreusement triste, et tout à coup, je ne sais pas comment, les mots me viennent.
"Il était une fois deux petites filles. L'une avait la peau noire, l'autre la peau blanche." Mae Mobley lève les yeux vers moi. Elle écoute. "La petite fille noire dit à la petite fille blanche : "Pourquoi as-tu la peau si claire ? " La petite fille blanche répondit : "Je n'en sais rien. Pourquoi ta peau est-elle si noire ? A ton avis qu'est-ce que ça veut dire ?" Mais aucune de ces petites filles ne connaissaient la réponse. Alors la petite blanche dit : "Et bien, voyons. Tu as des cheveux, j'ai des cheveux". J'ébouriffe un peu les cheveux de Mae Mobley. La petite fille noire dit: "J'ai un nez , tu as un nez. " Je lui pince doucement le nez. Elle tend la main et fait pareil. La petite fille blanche dit : "Tu as des doigts de pied, j'ai des doigts de pied". et je chatouille les doigts de pied de Mae Mobley, mais elle peut pas me faire la même chose parce que j'ai mes chaussures de travail blanches. "Donc, on est pareilles! On est pas de la même couleur et c'est tout" dit la petite fille noire. La petite fille blanche dit qu'elle est d'accord et elles deviennent amies. Fin".
Baby girl se contente de me regarder. Seigneur c'était une histoire triste ou je ne m'y connais pas. Même pas une histoire d'ailleurs, il ne s'y passe rien. Mais Mae Mobley sourit et elle dit :" Raconte là encore". Alors je recommence. La quatrième fois, elle s'endort. Je lui dis doucement à l'oreille : " J'en aurais une meilleure la prochaine fois. "

Une note?
  19/20
Appréciation générale?

C'est un des plus beau livre que j'ai lu. Bien sur c'est une interprétation d'un monde qui n'existe plus par quelqu'un qui n'a vécu que d'un coté de la barrière. Mais elle ne s'en défend pas. Et là et toute la qualité de ce roman. Même si je pense que c'est un livre écrit par une wasp pour les wasp, il n'est en rien moralisateur et établit un semblant de vérité avec un soupçon de culpabilité en offrant aussi une autre possibilité de vie à notre monde. En montrant ce qu'il y a de plus laid en l'homme, elle laisse auguré  d'une possibilité que le monde peut aussi être meilleur, à l'image de l'homme.

Si vous n'êtes pas trop préssés, vous pouvez gagner ce livre en laissant un commentaire sur pourquoi, vous aimeriez le lire....

mercredi 16 janvier 2013

Le livre de la semaine

Sur le même principe que les séries, je voudrais vous parler des livres que je lis... Chaque mercredi, je vous présente le livre que je viens de finir en essayant de vous convaincre (ou pas) de dévorer mes petits poches....

Aujourd'hui parlons de "RER, mon amour" de Anne Louise Sautreuil

Anne-Louise Sautreuil est une journaliste qui aime les expériences un peu loufoques. Un matin elle décide de partir un an dans le métro à la recherche de témoignages, d'histoires et de situations pour dédramatiser ce métro tant critiqué...



Ce que j'ai aimé?
L'évolution de l'auteur... Au début, c'est un peu son safari! On sent qu'elle va explorer l'inconnu dans son RER... Limite "Voyage en terre inconnue"... Il y a presque un coté dédaigneux à aller voir les gens. sauf qu'au lieu d'être en cage il sont dans une boite appelé le RER.
Et puis elle se rapproche des mendiants, vraiment, sincèrement. Elle change, on sent le fossé qui s'installe avec ses proches, son mec... Même si elle ne le dit pas, entre les lignes, on sent que sa vision de la vie change... Et du coup, on a beau trouver pleins de défauts à ce livre, ça marche....

Ce que je n'ai pas aimé... 

Ce coté safari ... Le coté "il y a une rix à gare du nord j'y vais", genre journaliste de guerre, ça m'a gonflée. Il y a pleins de choses à voir dans le RER, je suis bien d'accord avec elle, et c'est pour les mêmes raisons que j'étais allé marcher entre Melun et Paris. Mais on n'est pas obligé de se mettre en danger. Tu ne retires rien à dire "Je suis passé entre eux c'était tendu". Tu m'étonnes. On ne saura rien de plus que cet aspect héroïque et téméraire de l'auteur. Je préfère quand elle rencontre les tricoteuses...

Un extrait?


La gare du Nord sent l'urine; le café noir y est toujours aussi amer et je me demande bien ce que je vais faire de ma première journée de Printemps. Inspiration zero. La politique peut-être? Après tout hier, c'était le jour des élections. "Le retour de la gauche", titre le Parisien après la victoire des socialistes aux régionales. Et il y a quarante deux ans, jour pour jour, Daniel Cohn-Bendit créait à Nanterre le mouvement du 22-mars, qui deviendrait un des fers de lance de Mai 68. Pourquoi ne pas demander à des voyageurs ce qu'ils en pensent?

 
Une note?
  14/20
Appréciation générale?
Ce livre a tous les défauts d'un témoignage de terrain: les pré-jugés, la fausse audace, l'auteur parle énormément d'elle mais pas où on l'attend, Les portraits sont trop courts trop peu détaillés...

Et pourtant on se laisse prendre... On se prend à rêver courir le RER pour croiser Colette, aider Lilas ou bien rire des enfants aux éventails collés au plafond (tout une histoire!)... On peut tout reprocher à l'auteure mais ce travail est fait avec une telle honnêteté qu'il en ressort une vraie tendresse. Et on se dit que chaque individu (dans le sens individuel) vit sa propre histoire avec le métro... Une vraie plongée dans la vie....
A lire dans le RER (voire dans le métro, le bus...), en regardant en biais les gens et en créant sa propre playlist pour les transports en communs. Pour moi ce sera du  Goldman (cliquez dessus vous aurez ma playlist) et un café bien chaud qu'on a trouvé en gare (avec le bec qui va bien)....

Si vous avez envie de lire ce livre, je vous laisse une chance de gagner mon exemplaire... Le premier qui me laisse un message et m'expliquant pourquoi il a envie de le lire a gagné!

mercredi 2 janvier 2013

le livre de la semaine

Sur le même principe que les séries, je voudrais vous parler des livres que je lis... Chaque mercredi, je vous présente le livre que je viens de finir en essayant de vous convaincre (ou pas) de dévorer mes petits poches....

Aujourd'hui parlons de "La liste de mes envies" de Grégoire Delacourt

Jocelyne a une vie qui ne lui a jamais posé question. Elle est heureuse avec Jocelyn, même si cet amour a connu des accidents, elles voient ses enfants s'éloigner avec un sentiment de sagesse mêlé d'inquiétude, elle anime son blog et sa mercerie avec bonheur. Aussi quand elle gagne au loto, elle se voit déboussolée. Là où tout le monde lui promet bonheur et liberté, elle voit ce gain lui pourrir la vie. Alors, elle va commencer à faire la liste de ses envies, liste qui va lui permettre de faire le point sur sa vie...




Ce que j'ai aimé?
Je sais que personne ne me croira mais je sais que si je gagnais au loto, voilà tout à fait comment je réagirais. Elle sait que ce qu'elle a de plus précieux est là ou déjà parti... Elle sait que ces 18 milions lui offriront du matériel et du confort. Mais cela, elle n'en rêve même pas... Ce qu'elle veut retrouver, l'argent ne l'achète pas... Et si ce livre marche c'est par ce que tout le monde l'admire. Dommage que peu ne le comprenne...

Ce que je n'ai pas aimé... 
La conclusion. Sans trop en révéler... Tout le monde pouvait la trahir...
Un extrait? 

Ma mère me manque autant qu'au jour de sa chute. J'ai toujours froid autour d'elle. Je pleures toujours. A qui dois-je donner dix-huit millions cinq cent quarante sept mille trois cent un euros et quatre vingt huit centimes pour qu'elle revienne?

Une note?
  16/20
Appréciation générale?

Ce livre est une ode à la simplicité. Dans une société en crise où parce qu'on nous dit que l'argent manque, on court après, Jocelyne nous dit son bonheur et celui qu'elle a perdu. Jocelyne est simple mais loin d'être bête, elle admire sa fille qui écoute malher et veut témoigner du boléro aux sourds, elle est sensible et lucide. Sa vie c'est les autres, et peu importe du moment qu'elle peut vivre avec l'argent qu'elle a. Elle n'a pas bsoin de plus puisqu'elle a assez. Le reste c'est le monde qui l'entoure qui lui amène.
Ce qui est beau dans ce livre c'est que ce n'est pas un livre de morale, ou dégoulinant de bon sentiment. Elle a pu être faible parfois. Ce n'est pas une mère courage non plus. Juste, elle nous raconte "c'est comme ça, c'est mon choix". Elle comprend ceux qui ne vivraient pas comme ça. Elle s'étonne même parfois de ne pas en avoir envie. Mais voilà, c'est comme ça....

A lire avec la bande son du livre et en buvant un petit sauternes pas trop liquoreux... 

mercredi 26 décembre 2012

Le livre de la semaine

Sur le même principe que les séries, je voudrais vous parler des livres que je lis... Chaque mercredi, je vous présente le livre que je viens de finir en essayant de vous convaincre (ou pas) de dévorer mes petits poches....

Aujourd'hui parlons de "La grand-mère de Jade" de Frederique Deghelt

Jade a une relation presque fusionnelle avec sa grand-mère Mamoune, une savoyarde qui n'a jamais quitté ses montagnes. Le jour où elle apprend que suite à une énième chute Mamoune va devoir intégrer une maison, Jade ne le supporte pas. Elle l'enlève et l'invite à vivre avec elle à Paris. Dans cette cohabitation, Jade va rencontrer Mamoune, la femme: ses secrets et leurs points communs et surtout l'amour des lettres...




Ce que j'ai aimé?
Je ne sais pas si, ce livre m'aurait plu en dehors de ces périodes de fête, où ma petite mamie me manque tant. Mais comme ne pas retrouver ma grand-mère dans cette savoyarde têtue, adepte de l'autonomie et du ménage tous les matins.

Ce que je n'ai pas aimé... 
Les personnages des enfants trop peu présents, enfermant un peu Jade et Jeanne dans une relation exclusive (jusqu'a l'arrivée de Ravij....)
Un extrait? 

"Il s'est produit quelque chose qui a grandi, qui de livre en livre s'est mis à accaparer mes yeux, mon souvenir et toutes les parties de mon corps. Je me souviens d'avoir été fascinée par le miracle des bons livres qui arrivaient au bon moment de la vie. Ceux qui parfois tombaient des étagères pouu venir répondre à des questions que me posait l'existence. J'ai récupéré ainsi la patience à une époque où je serais partie dans l'exaspération, découvert les vertus de l'amour rêvé, abandonné le voyage à d'autres vies, rangé le meurtre au rayon de l'impossible. J'ai tout vécu, j'ai mille ans et je le dois aux livres."


Une note?
  19/20
Appréciation générale?

J'ai lu ce livre comme une dernière lettre de ma grand-mère à mon égard. Au delà de l'amour des livres, c'est comme si elle me racontait sa vie dont nous ne parlions jamais par pudeur. Elle me racontait son amour pour mon grand-père, les grands événements de sa vie, ses filles petites. Que ce soit Lauriane qui m'ait offert ce livre, que ma mamie soit passer par là pour lui chuchoter tout ça, je n'en serait guère étonnée....

A lire donc par toute celle qui aurait rêvé sauver leur grand-mère, qui veulent prolonger les au revoir, comprendre un temps que nous ne connaissons pas. Et qui veulent fermer le livre de la vie de leur Mamoune avec conscience et sans regrets....

A lire en mangeant les madeleines de votre enfances (chez moi ce sont des gaufres), en buvant un chocolat chaud, un dimanche de pluie, et en écoutant du jazz (regarde je t'ai préparé une playlist!).....

mercredi 19 décembre 2012

Le livre de la semaine

Sur le même principe que les séries, je voudrais vous parler des livres que je lis... Chaque mercredi, je vous présente le livre que je viens de finir en essayant de vous convaincre (ou pas) de dévorer mes petits poches....

Aujourd'hui parlons de "No et moi" de Delphine de Vignan

Lou a 13 ans, un cerveau de génie et un exposé à faire pour son cours de science social. Mais pas d'amis. Il y a bien ce redoublant qui ne la laisse pas indifférent mais cmment s'approché d'un garçon qui a deux ans de plus que soi quand les filles de sa classe ont des seins et des fesses. Un jour alors qu'elle regarde les gens se retrouver sur le quai de la gare d'Austerlitz, elle est abordé par No, une sdf à peine plus âgé qu'elle. Une amitié improbable va naître là....






Ce que j'ai aimé?

La lucidité du monde SDF, sa dureté, mais aussi le manque de facilité à les aider parce que ce n'est pas aussi simple que le fait de ne pas avoir de logement.... 

Ce que je n'ai pas aimé... 
Je ne sais pas...

Un extrait? 

"Dans la vie il y a un truc qui est gênant, un truc contre lequel on ne peut rien: il est impossible d'arrêter de penser. Quand j'étais petite je m'entraînais tous les soirs, allongée dans mon lit, j'essayais de faire le vide absolu, je chassais les idées les unes après les autres, avant même qu'elles deviennent des mots, je les exterminais à la racine, les annulais à la source, mais toujours je me heurtais au même problème: penser à arrêter de penser, c'est encore penser. Et contre ça on ne peut rien."


Une note?
  17/20
Appréciation générale?

J'ai aimé... Ce livre met mal à l'aise, et en même temps fascine... On souhaite tous que Lou y arrive, qu'elle la sauve, que ça se passe bien.... Et en même temps tout le long du livre on sent la fragilité du château de carte.... On attend la trahison, le départ, le retournement de situation alors qu'on prit intérieurement que ça marche. Pour tout dire, plus j'avançais dans le livre, plus je reculais, moins je lisais vite... je ne voulais pas avoir cet instant où Lou serait trahie....

A lire en écoutant le dernier Olivia Ruiz et en buvant quelque chose de fort... Pour se réchauffer comme dit No...

mercredi 12 décembre 2012

Le livre de la semaine

Sur le même principe que les séries, je voudrais vous parler des livres que je lis... Chaque mercredi, je vous présente le livre que je viens de finir en essayant de vous convaincre (ou pas) de dévorer mes petits poches....

Aujourd'hui parlons de "Lettre à une mère" de René Frydman

René Frydman est LE médecin de la fécondation in vitro. Mais là où il aurait pu raconter son autobiographie, il décide de parler à ces mères à travers une seule, de raconter de la façon dont il les accompagne, de ses craintes, de ses joies etc...




Ce que j'ai aimé?

Le fait qu'un homme, un médecin, parle de la maternité.... On trouve en transparence, ses émotions d'homme derrière le médecin, médecin de femme. Bel hommage émouvant....

Ce que je n'ai pas aimé... 
J'aurais bien aimé plus de détail sur tout. Le livre se veut très court et du fait et parait trop rapide sur tout

Un extrait?
La naissance est un moment décisif. C'est un passage de l'enfant bien sur, passage sur le visage de la mère, entre douleur et euphorie. Sur celui du père, submergé lui aussi. Déferlement d'émotion, coulée de sentiment. Passage entre l'avant et l'après, passage entre le dedans et le dehors

Une note?
  15/20
Appréciation générale?

Ce livre trop court, est une pépite. Peu d'homme ont écrit sur la maternité, et je me suis trouvée émue devant tant de croyance... A lire au fur et à mesure de sa grossesse, page par page. A mettre dans sa valise de maternité. A porter de main quand le petit est au sein, dort... A lire avec un thé bien chaud, pour réchauffer le coeur un petit peu plus en écoutant les battement de coeur de son petit...

mercredi 5 décembre 2012

Le livre de la semaine

Sur le même principe que les séries, je voudrais vous parler des livres que je lis... Chaque mercredi, je vous présente le livre que je viens de finir en essayant de vous convaincre (ou pas) de dévorer mes petits poches....

Aujourd'hui parlons de "Je m'appelle América" de ER Frank

America se retrouve dans un centre pour jeunes malades, un hôpital psychiatrique pour adolescents suite à une tentative de suicide. Il se doit coverser face au docteur B. devant qui il reste mutique. Mais peu à peu, pétri d'humanité, le médecin va lui faire trouver les mots pour raconter sa terrible histoire...



Ce que j'ai aimé?

Difficile en tant qu'éduc de ne pas faire des liens avec des histoires, connues, croisés... On prend des leçons, on retrouve les mauvais professionnels qui soignent pour s'aimer, les horreurs connues trop jeune, les résiliants et les autres... pudique et direct, ce livre parle merveilleusement de mes "clients"... et des autres. de ceux qui ont moins de chance que nous... Un livre qui te remet les idées en place...

Ce que je n'ai pas aimé... 
C'est un livre écrit pour les ados... l'écriture ressemble à une écriture adulte... Je pense en effet que même si le héros est un ado, il s'adresse quand même à un public avertit. "A partir de 12 ans"??? Bof quoi...

Un extrait?
Je suis mort de trouille. j'ai peur de dormir à cause des rêves et j'ai peur d'être réveillé à cause de tous ces souvenirs qui s'infiltrent. Je n'arrive pas à les repousser comme avant. J'ai peur de ne jamais pouvoir monter là-haut, sur l'Everest. Ou j'ai peur d'y arriver et de ne pas savoir redescendre. Il sait des choses. J'ai peur de rester coincé ici pour toujours et j'ai peur d'en partir. Je suis  une vraie gonzesse et je crève de trouille.

Une note?
  19/20
Appréciation générale?

Certes, je ne suis pas bien objective puisqu'il parle de mon travail, du fantasme du patient qui s'en sort. Mais rares sont les romans qui  parlent aussi bien de la résilience, de la capacité à s'en sortir quand on est une capacité à saisir les mains tendues. Mais que tout dépend de soi....
Une visite dans la pauvreté américaine, au sein des services sociaux de là-bas. América est un métisse de ce monde là... A lire en écoutant Bruce Springteen à fond et en buvant un coca pure sucre bien frais...


Le livre de la semaine

Sur le même principe que les séries, je voudrais vous parler des livres que je lis... Chaque mercredi, je vous présente le livre que je viens de finir en essayant de vous convaincre (ou pas) de dévorer mes petits poches....

Aujourd'hui parlons de " les témoins de la mariée" de Didier Van Cawlaert

Bany, Lucas, Jean-Claude, Marlène et Marc sont amis depuis leurs études. Marc le leader du groupe les réunis un soir leur annonçant LA nouvelle, il va se marier. Incrédules, devant leur pote plus serial baiseur que noceur, les amis vont devoir se décider sur qui sera le témoins de qui... Mais alors qu'ils s’apprêtent à annoncer leur décision à leur ami, Marc se tue dans un accident de la route. Voilà les quatre restants qui vont devoir annoncer à la futur mariée débarquant de Chine qu'elle est veuve avant d'être passée devant le maire...





Ce que j'ai aimé?
Étonnant. L'idée du livre est exceptionnel. De bout en bout, on se laisse surprendre par l'histoire qui se transforme peu à peu en histoire d'amour à 5... A l'heure du débat sur le mariage pour tous, interessant de voir toutes les formes que peut prendre l'amour...

Ce que je n'ai pas aimé... 
L'histoire de l'héritage. Certes elle est essentielle à la fin du livre mais, y a t-il vraiment besoin d'avoir un méchant? Et puis on surf un peu sur la caricature avec ce personnage de Jérôme...

Un extrait?
"Marc avait raison : cette fille est magique. MAGIQUE. Quand je pense que j'ai employé douze mille fois cet adjectif pour ce réfrigérateur moral qu'est Judith... Quel aveugle j'étais. Mais tant qu'on n'a connu qu'un seul amour sur terre, on ne sait pas ce qu'est le bonheur : on se contente de ce qu'on mange. Quitte à crever d'inanition quand on ne vous nourrit plus."

Une note?
  15/20
Appréciation générale?
Je ne suis jamais déçue par les livres de Didier Van Cauwelaert et en même temps ils passent sans jamais laisser de trace. Je ne me souvient pas d'une seule histoire, d'un seul roman écrit par cet auteur (à part peut être un allé simple) et pourtant je prend du plaisirs à chaque fois. 

Ce n'est pas le livre de l'année, je ne m'éclate pas plus que ça ni ne court après mon roman dès que j'ai 5 minutes de libre mais voilà, quand je suis au fond de mon lit, qu'il est à porter de main, ça marche, ça fonctionne.

C'est un livre à lire quand vous n'avez plus rien à lire. Le roman que vous achetez, 5 minutes avant votre train pour Bordaux, au relay de la Gare parce que vous avez oublié le votre... C'est comme un vin de table: quand vous n'avez plus rien à boire, vous êtes contents de le trouver... Et même parfois, vous êtes contents de trouver certains arômes que vous n'auriez pas soupçonné... On choisi donc plutôt une tisane pour accompagner le fond du lit et les petits gâteau si on n'est pas au régime...

A lire en écoutant Sinclair... C'est exactement la même chose: jamais mauvais, jamais excellent mais peut être surprenant!

mardi 27 novembre 2012

Le livre de la semaine

Sur le même principe que les séries, je voudrais vous parler des livres que je lis... Chaque mercredi, je vous présente le livre que je viens de finir en essayant de vous convaincre (ou pas) de dévorer mes petits poches....

Aujourd'hui parlons de "La  petite robe de Paul" de Philippe Grimbert

Paul est marié à Irène depuis des décennie. Ils ont une fille Agnès, partie faire ses études  l'année dernière. Un matin Paul tombe en arrêt devant une petite robe blanche, de petite fille. Obsédée par le vêtement, il n'a d'autre solution que l'acheté et le cacher à sa femme. Mais la découverte de l'objet par Irène va créer un séisme dans le couple et réveiller de vieux démons.




Ce que j'ai aimé?
Extrêmement bien écrit, Philippe Grimbert respecte le style littéraire à la virgule prêt. Le style est affuté, et impeccable. C'est propre, net, précis.

Ce que je n'ai pas aimé... 

C'est looooooooooooooooooooooooong..... Et toute cette lenteur que j'ai pu aimé dans l'ennui par exemple, justifiée et magnifique donne un aspect poussiéreux au roman, usant, et tout ça... pour rien...

Un extrait?
Levant les yeux il aperçut la petite robe. Une seule robe, accrochée à un cintre au centre de la vitrine sur un fond de papier vert d'eau. Une robe d'enfant, parfaitement blanche, taillée comme une chasuble, avec trois roses à l'empiècement, semblables à celles qui émergeaient des pots. Trois boutons délicats qui donnaient naissance à des plis plats poursuivant leur chemin jusqu'à l'ourlet du bas. Le tissu avait la légèreté et la transparence d'un voile de lin, il en respirait la fraîcheur.


Une note?
  08/20
Appréciation générale?
Moi, qui avait terriblement aimé un secret, bien écrit, tenant, troublant, qui me tenait en halène de bout en bout... Je trouve ici les prémices de son troisième roman. On sent bien que déjà l'auteur veut nous parler de quelque chose, qu'il y a un secret personnel, qui est caché là... Mais comme l'auteur fonctionne sur les non dit du couple... Forcément... On a du mal à saisir...

Et puis je dois dire que la scène final, l'instant où tout explose m'a révolté... J'ai du mal à comprendre qu'on puisse se saisir d'une telle explication, d'une telle fin... Trop facile... 


Bref. A lire si vous voulez connaitre les premiers teinte de "un secret", que vous avez aimé ce livre, que vous aimez la littérature fine et l'écriture élégante... Choisissez un jardin, l'été (parce que ce n'est pas super gai...), quand les mômes sont en vacances... Avec le chant des oiseaux en fond sonores ou de la musique classique (il suffit de piocher là... ), choisissez un blancs sec, un vin d'alsace... Sinon... Passez votre chemin et revenez la semaine prochaine, j'ai bien meilleur à vous proposer.

mercredi 21 novembre 2012

Le livre de la semaine

Sur le même principe que les séries, je voudrais vous parler des livres que je lis... Chaque mercredi, je vous présente le livre que je viens de finir en essayant de vous convaincre (ou pas) de dévorer mes petits poches....

Aujourd'hui parlons de " Le confident" d'Helène Gremillon

Camille vient de perdre sa maman qui s'est tuée dans un accident de voiture. Sœur ainée, elle prend en charge la succession, et termine le rangement des papiers. Elle fini ainsi de mettre de l'ordre dans l'appartement maternel. Lorsqu’elle a enfin terminé, la concierge lui remet les derniers courriers adressé à sa mère. Mais au milieu, elle trouve une lettre qui lui ait personnellement adressée. A l’intérieur, un récit: le jeune Louis est tombé fou amoureux de la petite Annie et rien ne les sépare jusqu'à l'arrivée de monsieur et madame M. Intriguée, Camille va attendre avidement les lettres de Louis chaque mardi et découvrir qu'elle n'est pas étrangère à cette histoire...



Ce que j'ai aimé?
La finesse de l'écriture qui amène à comprendre l’impensable, l’insupportable... Et surtout, les dernières pages qui amènent le lecteur vers une issue inenvisageable. Ce livre est extrêmement bien écrit, et aborde des thème peu évoqués dans la littérature et nous fais changer de vision sur bien des choses....

Ce que je n'ai pas aimé... 

Parfois, on a l'impression que l'auteure se perd elle-même dans les comptes et les repères temporaires.... Et qu'elle se rattrape par une pirouette....
Un extrait?


Une note?
  19/20
Appréciation générale?
Je crois qu'un roman ne m'avais pas tenu autant en haleine de puis elle s'appelait Sarah de Tatiana de Rosnay. C'est haletant, impressionnant, surprenant. A lire dans toutes les circonstance, par tout le monde, et surtout à lire par tous ceux et toutes celles qui sont en mal d'enfant... Une sublime histoire d'amour sous tous ses traits, et une sacrée leçon de tolérance...

mercredi 14 novembre 2012

Le livre de la semaine

Sur le même principe que les séries, je voudrais vous parler des livre que je lis... Chaque mercredi, je vous présenterais le livre que je viens de finir en essayant de vous convaincre (ou pas) de dévorer mes petits poches....

Aujourd'hui parlons du " la vie commence à 20h10"

Sophie, la trentaine éblouissante, vit à Bordeaux, avec son amoureux, professeur à l'université, son neveux Julien, futur étudiant homo et épanoui et sa nièce Annie, écolière qui cherche en Sophie une mère de substitution depuis la mort de sa mère. Sophie passe sa thèse de littérature, guidé par sa mère qui secrètement a fait partager son sujet à une autre étudiante. Quand Sophie, le découvre, elle explose littéralement et plaque tout... Elle décide d’accompagner son neveux à Paris et d'accepter l'invitation de la directrice de "la vie, la vraie", qui lui paie son voyage. Mais à la la suite de cette rencontre, la directrice moins futile qu'il n'y parait va lui proposer un poste qui lui permettra de réaliser tous ses rêves... Mais comment faire le grand écart entre une thèse qu'elle est sencée finir, et un poste dans le soap le plus décrié et le plus adulé de France. Surtout quand personne n'est au courant....


Ce que j'ai aimé?
Tout!!! Tu crois que c'est un livre léger, mais si on se penche bien sur la question, il déonce pas mal de chose sur le monde de "l'écrit": des thésards aux scénaristes, en passant par les éditeurs, l'auteur dénonce la branche qui pourrie dans le monde de l'écrit (même les journalistes sont touchés, seuls les blogueurs, sont encore épargnés.... Mais évoqués!) et montre comment plus aucun monde n'a la liberté de parler. Jouissif quand beaucoup d'entre nous, se cassent les dents à vouloir rentrer dans ce monde là!

Ce que je n'ai pas aimé... 

Mais pourquoi se cacher sous un genre futile???
Un extrait?


Une note?
  17/20
Appréciation générale?
Ok. Qui ne tient pas un blog, n'a jamais vu un épisode de plus belle la vie, n'a pas de vue sur l'édition, le journalisme va difficilement accrocher à ce genre de bouquin. OK, je pense aussi que c'est un bouquin de fille. Mais putain, qu'est-ce que c'est bon! A lire de préférence avec ma playlist bain de chez deezer, et un verre de vin, un jour où on a envoyé chéri se perdre en forêt avec les mômes...